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Urgence canicule. Le SNFOLC27 vous informe, vous conseille et vous défend
La vague de chaleur qui s’abat sur notre académie comme sur le reste du territoire crée de nouveau, comme à l’époque du COVID, une désorganisation des établissements où les responsabilités sont transférées sur les chefs d’établissement et où les droits des personnels risquent d’être piétinés. Nous ne disposons pas pour l’instant de circulaire ni de consigne de la part du rectorat ni de la DSDEN27. La FNEC FP-FO27 intervient pour que ces consignes soient communiquées au plus vite aux personnels et qu’elles respectent les droits, les statuts, la santé et la sécurité de chacun-e.
L’actuelle vague de chaleur conduit le rectorat et les DASEN à autoriser la fermeture des collèges et des lycées et les maires à décider la fermeture d’écoles. Les situations sont étudiées au cas par cas. Dans le premier degré, c’est le maire qui a autorité pour fermer l’école. Dans le second degré, ce sont les chefs d’établissement qui prennent la responsabilité d’informer les familles et les personnels que par mesure de sécurité les cours ne seront pas assurés sur place mais que la continuité pédagogique sera assurée. Les chefs d’établissements ne peuvent pas fermer l’établissement car ils ont une obligation d’accueil. C’est la même situation lorsque les personnels sont massivement en grève. Ils doivent informer les familles que l’établissement peut néanmoins accueillir les élèves pour lesquels les parents n’ont pas de solution de garde. Le mail du ministère adressé le dimanche 21 juin aux personnels et aux recteurs précise : « conformément aux dispositions du plan ministériel de gestion des vagues de chaleur, la fermeture d’une école ou d’un établissement ne doit intervenir qu’en dernier recours, lorsque l’ensemble des mesures de prévention mises en œuvre ne permet plus d’assurer l’accueil des élèves et des personnels dans des conditions satisfaisantes de sécurité, à l’issue d’un dialogue entre le préfet, les autorités académiques et le maire. » Cependant, le décret n°2025-482 du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur est applicable aux administrations et aux agents publics. Il prévoit que l’Education Nationale peut « décider, le cas échéant, de l’arrêt de l’activité si l’évaluation fait apparaître que les mesures prises sont insuffisantes au regard des conditions climatiques ». Cette disposition ouvre la voie, en fonction du déclenchement des seuils de vigilance météorologique, à la fermeture des écoles et des établissements scolaires qui est soumise à une décision préfectorale. En effet, le code du travail fait obligation à l’employeur de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (art. L4121-1 et articles R 4213-7 et R4225-1).
Malgré cela, de nombreuses questions se posent.
Dans la mesure où nous ne disposons pas de circulaire académique ni départementale précisant les différents cas de figure, voici les conseils que vous donne le syndicat afin de vous protéger. La continuité pédagogique constitue-t-elle une obligation de service ? Non, elle ne saurait se substituer aux obligations de service. Le décret n° 2023-732 du 8 août 2023 relatif au remplacement de courte durée dans les établissements d’enseignement du second degré a été modifié le 9 août de la même année par la ministre de l’époque, E. Borne, afin d’y intégrer l’obligation pour le chef d’établissement d’organiser la continuité pédagogique. Article R421.10 du code de l’Education) Le décret du 8 août 2023 « prévoit l'élaboration d'un plan annuel par le chef d'établissement en concertation avec les équipes pédagogiques et éducatives afin d'assurer la continuité pédagogique au sein de son établissement et assurer effectivement les heures prévues par l'emploi du temps des élèves en cas d'absence de courte durée des personnels enseignants. » Celui du 9 août 2023 modifie le Code de l’Education pour préciser : « Le chef d'établissement assume la responsabilité de l'établissement et de la vie scolaire. Il définit notamment les modalités d'organisation de la continuité pédagogique en cas d'absence d'un enseignant. » (Article R442-39 du Code de l’Education)
- Conclusion, c’est au chef d’établissement qu’incombe la responsabilité de l’organisation de la continuité pédagogique.
« Le contrat d'objectifs conclu avec le recteur d'académie et, lorsqu'elle souhaite y être partie, avec la collectivité territoriale de rattachement définit les objectifs à atteindre par l'établissement pour satisfaire aux orientations nationales et académiques, notamment en matière de continuité pédagogique, et mentionne les indicateurs qui permettront d'apprécier la réalisation de ces objectifs. » (Article R421-4 du Code de l’Education)
- Autrement dit, les conseils départementaux et régionaux doivent y contribuer dans le cadre du contrat d’objectif tripartite (rectorat-établissement-collectivité). FO continue de revendiquer le retrait de ce dispositif qui met les établissements sous la coupe des collectivités et dédouane l’Etat de ses obligations les remplaçant par des contrats locaux qui dépendent de la « richesse » des collectivités.
Au demeurant, ces textes réglementaires font obligation pour les chefs d’établissement mais pas pour les enseignants. Il n’existe donc pas de texte législatif ni d’obligation réglementaire qui créerait dans le cadre de la continuité pédagogique des obligations pour les personnels enseignants et de vie scolaire ni pour les AESH qui ne sont même pas mentionnés dans les deux décrets cités précédemment. Chaque établissement est donc censé avoir établi son plan de continuité pédagogique. Mais le nouvel épisode caniculaire démontre que ce n’est pas forcément le cas et qu’il n’a pas vocation à remplacer les cours. D’autant plus que la continuité pédagogique ne garantit pas l’égalité d’accès à l’enseignement. Elle accroit la fracture numérique et sociale. Cela suppose en effet de disposer d’un ordinateur et d’une connexion suffisante. Si le conseil régional de Normandie est capable de doter chaque lycée de seconde d’un ordinateur, l’Education nationale ne fournit pas d’ordinateur à ses personnels. Et ce n’est pas la prime informatique qui leur permettra d’en acquérir un ! Prime informatique dont sont exclus les professeurs documentalistes, les CPE et les AESH.
Que peut-on me demander ? Concrètement, puisque vous n’êtes pas à disposition de l’employeur pendant la continuité pédagogique, on ne peut pas vous imposer de respecter les horaires de votre emploi du temps. On peut vous demander de fournir du travail aux élèves via l’ENT ou Pronote, mais on ne peut pas
- vous imposer d’assurer des cours en visio.
- on ne peut exiger de vous d’assurer l’assiduité ni même la présence des élèves, dans la mesure où vous n’avez aucun contrôle sur les élèves.
- vous obliger à faire l’appel car la procédure régit le fait de constater la présence des élèves dont vous avez la responsabilité. Or dans la situation présente vous ne les avez pas sous votre responsabilité. Vous ne pouvez pas vous substituer aux parents puisqu’ils ne vous sont plus confiés dans le cadre de l’établissement scolaire.
Et si mon établissement n’est pas fermé ? Le mail du ministère adressé le dimanche 21 juin aux personnels et aux recteurs précise : « les personnels n’ont à se rendre dans leur école ou établissement que dans la mesure où leur présence sur place est nécessaire pour l’accueil de certains élèves ou pour des enjeux de sécurité. » Votre chef d’établissement est censé vous en informer avant lundi matin 22 juin et vous garantir que votre sécurité y est assurée. En effet, l’article R421-10 du Code de l’Education prévoit que « En qualité de représentant de l'Etat au sein de l'établissement, le chef d'établissement : 1° A autorité sur l'ensemble des personnels affectés ou mis à disposition de l'établissement. Il désigne à toutes les fonctions au sein de l'établissement pour lesquelles aucune autre autorité administrative n'a reçu de pouvoir de nomination. Il fixe le service des personnels dans le respect du statut de ces derniers ; [ … ] 3° Prend toutes dispositions, en liaison avec les autorités administratives compétentes, pour assurer la sécurité des personnes et des biens, l'hygiène et la salubrité de l'établissement. » Par conséquent, le chef d’établissement, s’il vous demande de vous rendre dans l’établissement, doit veiller à ne mettre aucun personnel en danger et à assurer leur sécurité sur leur lieu de travail. Je suis un personnel souffrant de problèmes de santé. Que dois-je faire ? Le mail du ministère adressé le dimanche 21 juin aux personnels et aux recteurs précise : « Il appartient aux chefs de service, aux directeurs d’école et aux chefs d’établissement de recenser ces personnes, en liaison avec le service de médecine de prévention. Au regard des conditions de travail (nature et lieu de réalisation des activités, température, etc.) et de l’état de santé de l’agent, le responsable hiérarchique adapte les mesures de prévention (horaires adaptés ou réduits, télétravail lorsqu’il est possible, équipements spécifiques, etc.) en vue d’assurer la protection de la santé de ces personnels. » Pour les femmes enceintes, les personnels souffrant de pathologies cardiaques, rénales, respiratoires, d’obésité, ou de maladies graves invisibles, etc ? Si le chef d'établissement ne vous a pas placé en autorisation spéciale d'absence (ASA); le syndicat vous conseil d'adresser un email à votre chef d'établissement ou votre responsable hiérarchique, pour prévenir de votre absence en précisant que c’est pour des raisons de santé mais il n’y a pas obligation à détailler les raisons de santé car elles sont protégées par le secret médical. Il faut juste préciser que vous pouvez fournir au médecin de prévention les documents médicaux en attestant. Le chef d’établissement n’a aucune compétence médicale et, dans votre propre intérêt, vous devez veiller à faire respecter le secret médical à votre sujet. Les personnels parents d’enfant(s) dont l’école est fermée et qui doivent le/les garder à domicile. Ils doivent en informer leur chef d’établissement et pouvoir fournir un document émanant de l’école qui atteste de la fermeture de l’école. Faites ce signalement par mail afin de disposer d’un écrit prouvant que vous avez informé votre autorité de tutelle. Les personnels parents d’enfant(s) dont l’école est fermée et qui sont convoqués à partir de lundi pour faire passer des examens. Le ministère prévoit de maintenir les épreuve le lundi matin : « S’agissant des examens, les épreuves orales organisées avant 13 heures (grand oral, oraux de la voie professionnelle, épreuve orale anticipée de français) sont maintenues. » FO vous conseille d’informer dès que possible le rectorat et plus précisément le service des examens et concours (dec@ac-normandie.fr ) et en particulier le bureau de la DEC qui vous a convoqué-e. Son mail figure sur votre convocation. Nous vous invitons à fournir un document émanant de l’école qui atteste de la fermeture de l’école. Nous vous conseillons de mettre le syndicat en copie de votre mail (syndicat@snfolc27.fr) Les personnels convoqués pour une formation Ces informations sont également valables pour les personnels qui sont convoqués pour des formations prévues au niveau départemental et ou académique. Ces formations pourront également être annulées ou proposées à distance. Mais nous ne disposons pas d’information à ce sujet. Si vous constatez une situation qui met en danger votre sécurité ou/et votre santé ou celle des personnels. Le SNFOLC27 vous conseille de remplir le registre Santé Sécurité au Travail, afin de signaler ce danger. Vous trouverez en cliquant ici le mode d’emploi pour le renseigner. Ne vous mettez pas en danger. Prenez soin de vous. Transmettez-nous les difficultés que vous pourriez rencontrer. Le syndicat vous conseillera et interviendra auprès de l’inspection académique et du rectorat.
Les AED bloqués au SMIC depuis 23 ans et le ministère leur refuse toujours une grille de rémunération nationale.
Signez la pétition FO
Il y a urgence à créer les postes d'infirmières pour le respect des missions de toutes et de tous et pour la sécurité des élèves
Lisez et télécharger le communiqué FO pour la création des postes d'infirmières et de personnels de vie scolaire.
Préparation de la rentrée 2026 dans les collèges et les lycées de l’Eure : la bataille n’est pas terminée !
Vous trouverez ci dessous la déclaration de la FNEC-FP-FO au CSA-SD de l'Eure
Appel des 250 manifestantes et manifestants rassemblés le 10 mars devant le ministère de l’Éducation nationale
Aujourd’hui mardi 10 mars, nous sommes plus de 250 manifestantes et manifestants en grève rassemblés devant le ministère de l’Éducation nationale : des professeurs, des AED, des AESH, des éducateurs spécialisés, des parents d’élèves, venus de toute la France pour contester les conditions de la rentrée 2026 annoncées par le ministre. Nous représentons les 13 départements et académies les plus touchés par les fermetures de postes, dont Lille, Rennes, Normandie, Bordeaux et Paris. Mais aucune académie n’est épargnée par les 4000 suppressions de postes décidées par le ministre Édouard Geffray. Nous représentons aussi les centaines de collègues qui n’ont pas pu se déplacer aujourd’hui mais qui sont en grève, qui soutiennent ce rassemblement et organisent des actions devant leur établissement.
Le ministre nous a fait recevoir par deux responsables chargés du budget de l’Éducation mais à nos demandes d’annulation des suppressions de postes et des fermetures de classe, à nos demandes de baisse des effectifs par classe, de recrutement de personnels, de création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH et les AED avec les droits qui accompagnent ce statut, il nous a été répondu « vous n’aurez rien, ça aurait pu être pire, on aurait pu supprimer 8000 postes » Pendant que le président Macron se rêve en chef de guerre, les revendications essentielles, l’École et la santé, sont sacrifiées. Eh bien non !
À l’appel de 26 syndicats départementaux FO – écoles, collèges, lycées et enseignement professionnel, les personnels en grève sont là devant le ministère pour dire non !
L’urgence, c’est la satisfaction des revendications, pas l’austérité budgétaire, pas la marche à la guerre !
L’urgence, c’est l’annulation des suppressions de postes et la création de tous les postes nécessaires : profs, AESH, AED, CPE, PSY EN, personnels de labo…
L’urgence, c’est le recrutement et la création d’un statut de la Fonction publique pour les AESH et les AED !
L’urgence, c’est de faire baisser les effectifs par classe, et d’améliorer les conditions de travail de toutes et tous.
Si le ministre et le gouvernement ne répondent pas à nos revendications et aux centaines de collègues qui nous ont mandatés pour les porter, alors la grève et sa reconduction sont à l’ordre du jour et la mise à l’arrêt de l’Éducation nationale partout en même temps dans le pays.

La carte scolaire du 1er degré va bientôt être dévoilée dans les départements. Nous proposons d’unir nos forces, écoles, collèges et lycées et d’associer les parents d’élèves à cette mobilisation.
Nous avons pris connaissance de l’appel intersyndical FO, FSU, CGT, UNSA, CFDT, SUD Éducation de Côte d’Or qui appelle à la mobilisation le jeudi 19 mars, ou encore de l’appel intersyndical FO, FSU, CGT, UNSA, CFDT, SUD Éducation d’Ille-et-Vilaine, qui appelle à la grève à partir du 19 mars, et à se réunir en assemblée générale le jour même pour discuter de la mise en œuvre de la reconduction du mouvement.
L’unité pour gagner sur les revendications, c’est essentiel. C’est pourquoi, nous proposons de relayer notre appel à mettre en discussion partout dans les écoles, les collèges et les lycées la grève et sa reconduction à compter du jeudi 19 mars. Assemblée générale partout pour décider des suites !
Nous proposons à notre fédération, la FNEC FP-FO, et à notre syndicat national le SNFOLC, présents avec nous devant le ministère, de relayer cette proposition.
Si le ministre n’a pas répondu aux revendications légitimes des personnels, alors bloquons toutes et tous ensemble l’Éducation nationale.
Nous proposons d’adresser cet appel au ministre de l’Éducation nationale et au président Macron : « Monsieur le ministre, monsieur le Président, répondez à nos revendications. Faute de quoi, vous porterez la responsabilité de la mise à l’arrêt de l’Éducation nationale. »
L’heure est à la montée au ministère. Le 10 mars, avec le SNFOLC27, allons rue de Grenelle, là où se prennent les décisions !
Déclaration de l'assemblée générale du SNFOLC 27
Enfumage épistolaire
Baisse de l'indemnisation des arrêts maladie
Contre les plans locaux d'évaluation dans les collèges et dans les lycées
Abrogation de la réforme BLANQUER !
Communiqué : Voilà comment nous sommes protégés dans l’Eure !
Scolarisation des élèves en situation de handicap : succès de la manifestation du 14 mai
Plus de 150 manifestants étaient présents devant la préfecture
Nous remercions tous les personnels qui se mobilisés et qui ont soutenu la mobilisation !
Les collèges de Bourneville, d’Evreux (Politzer, J Rostand, de Navarre, Jean Jaurès, H. Dunant ), les collèges de Gravigny, de Conches en Ouche, de Breteuil, de Gasny, d’Ezy-sur Eure, de Nonancourt, de Bueil, de Thiberville, de Mesnil en Ouche, du Val d’Hazey, de Pacy-sur-Eure, des Fougères de Louviers, de César Lemaître et Cervantès de Vernon, du Hameau et de Marie Curie à Bernay, etc.
Etaient présents également des personnels de plusieurs écoles (enseignants et AESH) des parents d’élèves, des représentants des associations d’enfants en situation de handicap (Asperger Accueil, etc), des membres et des personnels d’associations (ADAPEI27) et la représentante des usagers auprès de l’ARS.
Ils sont venus réclamer
- un plan d’urgence pour l’ouverture de places en établissements spécialisés (IME et ITEP) pour les 400 élèves qui sont sur liste d’attente, parfois depuis plusieurs années et scolarisés dans des conditions qui ne sont pas respectueuses de leurs besoins particuliers.
- le recrutement d’AESH à hauteur des besoins, avec un frai salaire un temps plein pour 24h de servic et leur titularisation comme fonctionnaires
- le retrait de l’acte 2 de l’Ecole inclusive, l’abandon des PAS et des PIAL
- le versement de la « NBI Handicap » à toutes les infirmières de l’Education nationale.
- la création et le recrutement des postes d’infirmières, d’assistantes sociales, de Psy-EN et de médecins scolaires en proportion des besoins.

1er mai à Evreux
RDV 9h45 rue de la Harpe puis 10h30 manifestation intersyndicale pré du Bel ébat

Devant l'inspection académique, contre les fermetures de postes dans les collèges et les lycées de l'Eure
- 35 postes supprimés en collèges et SEGPA , entre 10 et 15 en lycées !
- 35 postes fermés en collèges, c'est plus de fermetures qu'au moment de la fermeture des collèges Pablo Neruda et PMF ( 25 postes fermés à l'époque) !
- 35 postes fermés en collèges, c'est l'équivalent d'un collège de 500 élèves !
Une opération réussie !



COLLÈGES ET LYCÉES : TOUTES ET TOUS MOBILISÉS LES MARDI 18 ET MERCREDI 19 MARS CONTRE LES FERMETURES DE POSTES
Préparation de la rentrée 2025 dans les collèges et les lycées
Choc des savoirs : toujours plus de déréglementation, toujours moins de moyens !
- Les 6ème et 5ème
- Les 4ème et 3ème
- La classe de Seconde
- L'épreuve anticipée de mathématiques en 1ère
DHG, Carte scolaire, Choc des savoirs : rien n'est joué !
Avec FO, résister, revendiquer, reconquérir !

Après la forte mobilisation des fonctionnaires le 5 décembre, continuons pour gagner !
Nous constatons que
- même si le gouvernement a été démis, l’exécutif, les préfets, les ministres démissionnaires eux-mêmes sont toujours aux affaires pour poursuivre les mêmes politiques antisociales,
- nous sommes confrontés à une dégradation continue de nos conditions de travail qui entraine une souffrance sans précédent à laquelle viendraient maintenant s’ajouter les jours de carence. Alors même que nous subissons la disparition de la médecine du travail, la pénurie de remplaçants, etc.
- la profession rejette massivement la réforme des retraites qui impose 2 années de travail supplémentaires
- nos salaires sont bloqués alors que notre charge de travail s’alourdit,
- dans l’Education comme ailleurs, la casse du service public se poursuit avec notamment le choc des savoirs, la réforme des Lycées professionnels et du Lycée, réformes massivement rejetées,
- une nouvelle vague de fermeture de postes pour la rentrée 2025 se prépare, programmant des classes toujours plus chargées dans un contexte d’inclusion forcée et systématique,
- les services publics sont plus que jamais essentiels et ne doivent pas être une variable d’ajustement budgétaire.
Nous refusons que
- le président de la République, plus affaibli que jamais, reste sourd à nos revendications et décide de notre sort,
- les organisations syndicales attendent d’agir alors que de nouveaux coups risquent immanquablement d’être portés par le prochain gouvernement contre les personnels et la population.
Nous décidons
- de maintenir notre appel à la grève à partir du 10 décembre
- d’appeler à un rassemblement devant la préfecture de l’Eure mercredi 11 décembre à 14 h
- de proposer aux organisations syndicales de l’Education nationale de l’Eure de participer ensemble à ce rassemblement
- de diffuser dès maintenant notre appel auprès des personnels dans les établissements pour informer et mobiliser
- d’organiser une distribution de tracts devant les hôpitaux, les gares, les administrations... dès cet après-midi,
- de s’adresser aux organisations syndicales pour leur proposer de revenir à la table des discussions pour appeler et organiser ensemble, y compris au niveau interprofessionnel, la mobilisation par plusieurs jours de grève consécutifs, jusqu’à satisfaction des revendications.
Tous en grève à partir du 5 décembre
À NOS DROITS, À NOS SALAIRES.
NOUS NE LE LAISSERONS PAS FAIRE !
Toutes et tous en grève !
À PARTIR DU 5 DÉCEMBRE !
Rendez-vous à 10h parking de l’université, à Evreux
Si le soir de la grève, le gouvernement n’a pas retiré ses projets : grève reconductible !
3 jours de carence ? Alors 3 jours de grève, les 10,11, 12 décembre !
Le bilan de la rentrée dans les collèges de l’Eure
Il en ressort que pour 25,4 % d’entre eux les cours en groupe n’ont toujours pas commencé.
Les commentaires des collègues parlent d’eux-mêmes. Nous nous contenterons de les citer :
- « Les barrettes entrainent souvent 2 h de cours de la même matière par jour (français, maths, hist-geo, anglais). »
- « Les emplois du temps professeurs et des élèves sont compacts et rigides empêchant toute modification. »
- « Sur le niveau 5e, il manquait un enseignant de français pour le groupe des élèves "à faible étayage" depuis la rentrée et l'enseignant du groupe intermédiaire en congé paternité n'est pas remplacé. La progression commune élaborée est donc inopérante... »
- « Faute de professeur de mathématiques, des élèves n'ont pas cours depuis la rentrée. »
- « Il nous manque un collègue pour deux classes de 4e en français. »
- « C'est une source de stress supplémentaire : trop d’élèves dans certains groupes, organisation compliquée, tensions entre collègues et avec les parents d'élèves qui sont contre cette réforme en grande majorité. »
- « C'est éprouvant. Une grande impression de perte de sens et de valeur. Un début d'année chaotique. Un gâchis de moyen : des Professeurs des Ecoles interviennent le mercredi pour du "soutien" : on sort les élèves de cours qu'ils doivent ensuite rattraper avec un camarade. »
- « Disparition du groupe classe, mission de professeur principal complexifiée, répartition anti pédagogique des cours sur la semaine. »
- « Réforme stigmatisante pour les élèves. Á l'heure de pHAre, c'est bien dommage ! »
- « Des réunions parents professeurs 6ème le 4 novembre avec des parents dont nous n'aurons plus les enfants au retour des vacances... »
- « Des emplois du temps "à trous" pour de nombreux enseignants. »
- « Des réunions parents-profs avec des élèves qu'on a eu, mais qu'on n'a plus. »
- « Cette réforme est scandaleuse et dégrade les conditions de travail pour tous. Elle n'a fait qu'augmenter l'envie de quitter l'éducation nationale pour beaucoup de mes collègues. - Nous n'avons pas pu constater pour l'instant d'intérêt notable pour les élèves. »
Les effets de la réforme sur les conditions de travail des professeurs et les élèves sont catastrophiques.
Pour ce qui est des effets de la réforme pour les élèves et pour les parents le constat n’est pas meilleur.
Madame la directrice académique, ces chiffres ne disent qu’une chose : une réforme qui nuit à ce point aux personnels et aux élèves compromet l’avenir des élèves et la santé des personnels. Ils sont en état de légitime défense et le projet de la ministre de l’Education nationale, Mme Genetet, d’étendre la réforme en donnant plus d’autonomie aux chefs d’établissements ne peut que susciter la colère des personnels. Il est plus qu’urgent qu’elle en prenne la mesure.Nous le demandons ici solennellement. Cette réforme doit être abrogée d’urgence. Le bilan que nous sommes en mesure de dresser pour les collèges de l’Eure suffit pour s’en convaincre.
Stop aux boniments de la ministre ! Stop à la surenchère du gouvernement
Stop à l'annonce de la poursuite de la réforme du choc des savoirs
Stop à l'annonce de la poursuite de la réforme du choc des savoirs
Le gouvernement s’acharne contre les fonctionnaires !
"Choc des savoirs", la ministre entend poursuivre la réforme en 4e et 3e
"je présenterai dans les prochaines jours l'acte 2 du chocs des savoirs, c'est à dire les décisions que je mettrai en place avec la communauté éducative pour la rentrée 2025" " dès la rentrée (des vacances de la Toussaint) je rendrai ces arbitrages pour étendre aux classe de 4éme et de 3éme la dynamique engagée en 6ème et 5ème " " pour également donner plus d'autonomie aux chefs d'établissement et enfin pour offrir un accompagnement sur mesure à chaque élève " " je souhaite offrir une stabilité, une continuité, une visibilité aux équipes sur le terrain qui en ont besoin pour mettre en place cette rentrée sur le terrain " Pour écouter son intervention (1mn 55s) cliquez ici
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